Janvier, 2023

Prix Polyptyque 2022

sam28jan(jan 28)10 h 00 minsam25fev(fev 25)19 h 00 minPrix Polyptyque 2022Exposition collectiveGalerie SIT DOWN, 4, rue Sainte Anastase 75003 Paris

Détail de l'événement

Organisé à partir de 2018 par le Centre Photographique Marseille, Polyptyque salon de photographie contemporaine, sonde les tendances de la photographie actuelle. Depuis sa création, Polyptyque a convié 44 galeries et éditeurs européen.nes et présenté le travail de plus de 90 artistes. Polyptyque est organisé en partenariat avec les salons Art-o-Rama et Paréidolie, avec le soutien de la Ville de Marseille et de la Région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le Prix Polyptyque, mis en place dans le cadre du salon, veut témoigner de la qualité de la photographie contemporaine marseillaise et en Région Sud, en consacrant à ses auteur.e.s des espaces d’exposition et une visibilité nationale. Onze artistes locaux ont été présélectionné.e.s et exposé.e.s à Marseille l’été dernier, et parmi eux, trois lauréat.e.s désigné.e.s que la galerie Sit Down (Paris), partenaire de cette cinquième édition, présente lors d’une exposition collective du 28 janvier au 25 février 2023. En plus de l’accompagnement professionnel, les lauréates ont bénéficié d’une bourse de production chez Studio AZA, partenaire du Centre Photographique Marseille.

Les lauréat.e.s ont été désigné.e.s par un jury composé de :
• Pascal Beausse, responsable des collections photographiques du Cnap
• Françoise Bornstein, directrice de la galerie Sit Down
• Florence Bourgeois, directrice de Paris Photo
• Pascal Neveux, directeur du FRAC Picardie Hauts-de-France, président du CIPAC
• Alexander Sairally et Esther Schulte, directeur et directrice de la Galerie Drawing Room (Hambourg)
• Caroline Stein, responsable du mécénat et conservatrice de la collection de la banque Neuflize OBC

Les 3 lauréat.e.s 2022 :
Julia Gat
Andrea Graziosi
Jeanne et Moreau

Julia GAT

Khamsa khamsa khamsa – « cinq » en arabe, répété trois fois comme une incantation protectrice – est un récit visuel autobiographique déployé sous la forme d’une archive familiale. À première vue, Julia Gat y raconte son enfance et son adolescence, entourée de ses frères et soeurs et de leurs amis, élevés loin des bancs de l’école en suivant des pédagogies alternatives. Toutefois, en filigrane, sous ces images aux allures d’album de famille, c’est une écriture de photographe qui s’affirme. Julia Gat se raconte en définissant progressivement le regard qu’elle pose sur les visages de son entourage, sur des corps en pleine croissance, ou sur de paisibles paysages méditerranéens. Documenter son quotidien est un fil d’Ariane, qui lui permet de lier sa pratique d’adulte à sa sensibilité d’enfant.

ANDREA GRAZIOSI

Le photographe présente sa série Animas inspirée par les étranges et archaïques traditions des villages du territoire de la Barbagia, au centre de la Sardaigne. Pratiqués par les habitants, ces anciens cultes représentent le rapport intense et brutal que l’homme entretien avec le sauvage et portent une valeur mystique et spirituelle, dans un but cathartique et libératoire. Ces costumes appartiennent à un temps qui n’est pas le nôtre. Se masquer est un destin, le trait d’union d’une relation inquiétante entre l’êtreanimal et la divinité. Cette action signifie se métamorphoser sous la forme d’une entité autre et sert à vivre une expérience. L’aspect menaçant et perturbant de ces masques n’a pas pour but de faire peur à l’autre, mais plutôt d’établir une relation avec l’autre. Les habitants de cette région utilisent l’expression « Animas » pour définir quelque chose hors du temps, sans corps, parfois inquiétante et sauvage, et toujours spécifiquement non-humaine.

JEANNE ET MOREAU

Ce travail accompagne la trajectoire de leur couple en temps réel et leur rapport aux nouvelles technologies numériques, au médium photographique et aux contextes de production, de transmission, de partage et de réception des images. Iels puisent dans leur banque d’images communes traitée comme une archive, pour questionner l’intime et le politique ainsi que leur place dans le monde en tant qu’artistes queer. Suite à la destruction de leur appartement par l’explosion du port de Beyrouth, Jeanne et Moreau quittent leur domicile fixe. Les bouquets improvisés dans leurs espaces de vie éphémères sont photographiés à la fin de chaque séjour. À la fois memento mori et métronomes, ils marquent le temps passé dans ces lieux temporaires. Une sélection de leurs photos personnelles est montrée dans un ancien album photo recyclé en reliquaire d’instants fugitifs et de souvenirs nouveaux. Dans le cadre de l’exposition Prix Polyptyque, iels présenteront l’installation Will you be angry at me if I keep bleeding each time, une réflexion sur l’état de crise et la dissonance cognitive qui en découle.

Photo : © Jeanne et Moreau

Dates

28 Janvier 2023 10 h 00 min - 25 Février 2023 19 h 00 min(GMT-11:00)

Galerie SIT DOWN

4, rue Sainte Anastase 75003 ParisLa galerie est ouverte du mardi au vendredi de 14h à 19h et le samedi de 12h à 19h

Galerie SIT DOWN

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