Septembre, 2020

Perceptions

dim27sep(sep 27)14 h 00 min2021dim31jan(jan 31)18 h 00 minPerceptionsLukas HoffmannLe Point du Jour, centre d’art/éditeur, 107, avenue de Paris 50100 Cherbourg-en-Cotentin

Détail de l'événement

L’exposition rassemble une quarantaine de photographies, en couleur et en noir & blanc, réalisées entre 2012 et 2018 à New York et dans des villes européennes, notamment à Berlin. Elle présente également une vingtaine de photographies issues d’une résidence de Lukas Hoffmann à Cherbourg en 2019.

À l’exception d’une série d’instantanés de passants dans les rues de Berlin (Strassenbilder, 2018), les oeuvres se présentent plutôt comme des pièces isolées ou constituent des polyptiques, de formats variés. Selon son habitude, Lukas Hoffmann a travaillé presque exclusivement à la chambre et a réalisé lui-même les tirages ainsi que les encadrements.
« Une image qui est “plus” que la reproduction de “quelque chose”, une image par laquelle “quelque chose apparaît”. Cette manière de travailler les images s’applique peu s’en faut à l’ensemble des oeuvres de Lukas Hoffmann au cours de ces cinq dernières années, et qui constituent le coeur de la suite d’expositions présentées en 2019-2020 au Kunsthaus Zoug, au Photoforum Pasquart de Bienne (Suisse) et au Point du Jour à Cherbourg (France). »
Maren Lübbke-Tidow, extrait de « Régions de la dissemblance. Sur les méthodes plastiques du photographe Lukas Hoffmann », dans Lukas Hoffmann, Untitled Overgrowth, Leipzig, Spector Books, 2019.

L’exposition
« Sur les nouvelles photographies de Lukas Hoffmann »
« La naissance des oeuvres de Lukas Hoffmann est paradoxale en soi. Lors de randonnées ou de promenade en vélo à travers des territoires urbains en marge de Berlin ou de New York, l’artiste porte son attention sur des coins et des angles vides de toute présence humaine et d’apparence insignifiante, sur des façades froides, des arrière-cours, des passages, des chantiers, des haies foisonnantes ou des terrains vagues. Plus tard, il retourne sur ces lieux avec sa chambre photographique pour des prises de vues planifiées. Son traitement minutieux de l’à-côté, du provisoire, de l’ordinaire, de ce qui est resté en l’état ou laissé à l’abandon, avec une identité sous-déterminée, se poursuit ensuite lors du processus de tirage qu’il effectue dans sa propre chambre noire, lors des agrandissements réalisés avec soin, et lorsqu’il encadre individuellement les oeuvres rigoureusement sélectionnées. […]
Murs, parois, végétaux, zones d’ombres et de lumières riches en contrastes, pris le plus souvent sans horizon et à une distance moyenne, sont mis en avant en tant que structures de surface et convergent avec la photographie dont la surface étendue présente une gradation de gris. Ainsi, l’extrait apparemment aléatoire, entre abstraction et précision du détail, est à même d’agir avec force dans le carré mis en exergue, la construction architectonique se voit animée comme un dessin ou une peinture, le stable devient mobile, le passager durable, l’étroit étendu. […]
Un simple objet isolé peut même faire parfois l’effet d’un être animé, un petit arbre celui d’un dessin délicat au pinceau, un mur soumis à l’érosion celui d’un tableau expressionniste abstrait en couleur, une branche et un coin de maison celui d’un jardin zen.
Ces représentations d’un ordinaire inaperçu activent en outre des images culturelles intérieures. Sans s’éloigner des faits, on peut y voir plus que l’être concret des objets tels qu’ils sont données. Ce que les mots ne parviennent à exprimer ici que de manière gauche et paradoxale est évident dans le médium des images : un “tout-autant-que” et un “ni-ni” subtilement pesés et flottants.

Les constellations photographiques du visible se révèlent comme des produits de l’entre-deux, à l’intersection et au point de bascule entre la réalité et l’image, tout en ayant une forte présence propre. Elles sont immédiatement présentes dans l’ici et le maintenant, elles montrent l’absence réelle de ce qui fut là-bas, elles évoquent par association des images intérieures du souvenir, et ne sont ni l’un ni l’autre. En faisant l’expérience de ce qui est vu en train de voir, de ce qui est souvenu, imaginé et animé dansces formations d’images que caractérise une temporalité propre, quelque chose d’ouvert-dissimulé se donne à voir : un surcroît possible d’être. »
Matthias Haldemann, extrait de « Sur les nouvelles photographies de Lukas Hoffmann », dans Lukas Hoffmann, Untitled Overgrowth, Leipzig, Spector Books, 2019.

Biographie
Né en 1981 à Zoug (Suisse), Lukas Hoffmann vit et travaille à Berlin.
Il est diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.
Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles, notamment à la Kunsthaus Zoug (2019), au Photoforum Pasquart, Bienne (2019), à la galerie Bertrand Grimont, Paris (2019) ou encore au Musée d’art de Lucerne (2011). Il a été également présenté dans des expositions collectives en Suisse ainsi qu’à Paris, Berlin et Munich.
Ses oeuvres figurent, en autres, dans les collections du Centre national des arts plastiques et celles de la Fondation Hermès ou de Neuflize Vie.
Lukas Hoffmann a publié la monographie Untitled Overgrowth chez Spector Books, en 2019. Il est représenté par la galerie Bertrand Grimont (Paris) et la galerie Annex14 (Zurich).

Dates

27 Septembre 2020 14 h 00 min - 31 Janvier 2021 18 h 00 min(GMT+00:00)

Le Point du Jour, centre d’art/éditeur

107, avenue de Paris 50100 Cherbourg-en-CotentinOuvert du mercredi au vendredi, de 14h à 18h Samedi et dimanche, de 14h à 19h - Entrée libre

Le Point du Jour, centre d’art/éditeur

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