Juin, 2022

Le Journal d'un siècle

sam11jui(jui 11)14 h 00 mindim25sep(sep 25)18 h 00 minLe Journal d'un siècleJacques Henri LartigueEssar[t]s, Espace Arts et Culture, Parc des Essars, Avenue Georges Clemenceau, 11150 Bram

Détail de l'événement

Du noir et blanc à la couleur, revivez les plus beaux instants du XXème siècle à travers cette rétrospective exceptionnelle de 100 clichés retraçant le journal d’un enfant du siècle dernier, qui a consigné dans ses célèbres et multiples œuvres, la chronique heureuse d’un monde en mutation.

Tour à tour qualifié de photographe primitif, photographe de la Belle Époque ou encore photographe du bonheur, le travail de Jacques Henri Lartigue est beaucoup plus riche que ces qualificatifs le laissent à penser. Les qualités esthétiques de son oeuvre sont indéniables et la réflexion sur l’image est loin d’être absente. On l’oublie parfois, Lartigue est un auteur photographe.

Né en 1894, Jacques Lartigue commence la photographie alors qu’il n’est qu’un enfant. À l’instar des photographes amateurs du début du XXe siècle, sa famille et leurs aventures deviennent ses sujets de prédilection. À la fois peintre et photographe, son style photographique évolue en même temps que ses recherches picturales s’affirment. Il mêle rapidement les deux pratiques, utilisant la photographie comme notes visuelles pour ses tableaux avant de les publier dans la presse à partir des années 30, phénomène qui va s’intensifier dans les années 50.

En 1963, la présentation de son oeuvre photographique au Museum of Modern Art de New York et la publication d’un portfolio dans le magazine lui offrent une célébrité internationale et la possibilité de nouvelles commandes photographiques.

Sa vie et son oeuvre sont étroitement mêlées, ses modèles étant souvent des proches. Et, à partir des années 70, Jacques Henri Lartigue réalise un travail colossal de relecture, se transformant en archiviste et mémorialiste de lui-même. Il recompose des albums personnels et offre à ses photographies deux temporalités : celle du moment de la prise de vue et celle de la relecture, du recadrage, souvent postérieur. Les surnoms des personnages représentés et de multiples anecdotes viennent compléter la mise en page, donnant au lecteur l’illusion d’une grande proximité avec la vie de l’artiste.

Cette rétrospective en 100 photographies permet de voir et revoir ses oeuvres les plus célèbres et tout en présentant d’autres moins connues pour prouver, comme il le dit lui-même en 1976 que son « talent ne s’est pas arrêté en route ».

Jacques Henri Lartigue
Jacques Lartigue, né en 1894, qui voit son père pratiquer la photographie en amateur, en apprend très vite les rudiments et reçoit son premier appareil en 1902. Parallèlement il dessine et fixe sur la plaque sa vie quotidienne privilégiée, rythmée par sa fascination pour le sport mais aussi les avions, les automobiles et les inventions de son frère Maurice, surnommé Zissou.

Parallèlement, il réalise en 1918 ce qu’il considère comme son premier tableau et à partir de 1921, expose dans différents Salons parisiens, tout en continuant à photographier son environnement immédiat. Entre-temps, en 1919, Jacques a épousé Madeleine Messager et a eu un fils Dani, né en 1921.

De plus en plus indissociables, ses pratiques de peintre et photographe lui permettent de devenir tour à tour décorateur de soirées mondaines, peintre de portraits ou photographe illustrateur. L’entre-deux guerres est une période d’intense création picturale, entre motifs floraux et portraits de célébrités. Surnommé le « peintre des fleurs et des femmes » par la presse de l’après-guerre, il commence à publier régulièrement ses photographies. À la faveur d’un voyage aux Etats-Unis en 1962 avec Florette, sa troisième épouse, ses photographies sont montrées à John Szarkowski, conservateur du MoMA qui l’expose l’année suivante.

En 1966, la publication de puis de en 1970, sous la direction de Richard Avedon et Bea Feitler assoient sa notoriété. Ce dernier, paru sous le titre Instants de ma vie en français, mêle images, commentaires du photographe et extraits de son journal.

En 1975, la première rétrospective de son oeuvre, 8X80, a lieu au Musée des Arts Décoratifs, à Paris. Un an auparavant, Lartigue avait réalisé la photographie officielle du président de la République, Valéry Giscard d’Estaing.

Lartigue devient le premier photographe français à faire don, de son vivant, de son oeuvre à l’Etat en 1979. L’année suivante il présente au Grand Palais à Paris.

Jusqu’à ses derniers jours, il poursuit son oeuvre à travers la photographie, la peinture et l’écriture. Il s’éteint à Nice le 12 septembre 1986, à l’âge de 92 ans.

Il laisse plusieurs dizaines de milliers de clichés, 7000 pages de journal et 1500 peintures qui sont aujourd’hui affectés au sein de la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine et gérés par l’Association des Amis de Jacques Henri Lartigue, dite Donation Lartigue

Photo : Jacques Henri Lartigue
Zissou, Rouzat, 1911
© Ministère de la Culture, France / MAP-AAJHL

Dates

11 Juin 2022 14 h 00 min - 25 Septembre 2022 18 h 00 min(GMT-11:00)

Essar[t]s, Espace Arts et Culture

Parc des Essars, Avenue Georges Clemenceau, 11150 BramOuvert du mercredi au dimanche de 14h00 à 18h00

Essar[t]s, Espace Arts et Culture

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