Mars, 2023

Planches Contact Deauville - Hors les murs

mar07mar(mar 7)10 h 00 minsam25(mar 25)18 h 00 minPlanches Contact Deauville - Hors les mursPhotographiesinitial Labo, 62, avenue Jean-Baptiste Clément 92100 Boulogne Billancourt

Détail de l'événement

Initial LABO et le festival de Deauville Planches Contact ont le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition « Planches Contact, hors les murs ». L’exposition présente une sélection d’oeuvres réalisées pendant la résidence des photographes Carolle Benitah et Stefano De Luigi, et exposées pour la 13e édition du festival à Deauville aux Franciscaines d’octobre 2022 à janvier 2023.

Stefano De Luigi – ZERO
L’impressionnisme en tant que mouvement artistique tire son nom du jugement méprisant porté par le journaliste satirique Louis Leroy, après avoir vu Impression soleil levant de Claude Monet lors de la première exposition impressionniste tenue dans l’atelier de Félix Nadar en 1873.
Zero est un projet photographique qui entend traiter des fondements théoriques de l’impressionnisme.
Revisiter le travail et les lieux des impressionnistes pour arriver à un point radicalement spéculaire.
Si le terme impressionnisme vient de la définition performative du peintre qui traduit ses impressions d’un paysage, d’un événement social ou des traits d’une personne, au moyen d’un geste rapide et de touches de couleurs qui définissent l’atmosphère intime de son ressenti, le sens de ma recherche photographique entend définir visuellement le moment même où la lumière réfléchie imprime l’image de la scène sur la matière sensible.
Le point zéro de l’image. L’antithèse de l’impression, dans le sillage tracé par la Straight Photography aux Etats Unis et en Europe par Hilla et Berhnard Becher et plus tard par les auteurs de l’école de Düsseldorf, ainsi que par l’artiste allemande Vera Lutter et le chinois Shi-Guoroi qui développent leurs recherches avec l’aide de la Camera Obscura.
Ici, le stade zéro de l’image, ce n’est pas l’intention de l’artiste peintre, mais le point de départ de la vision « mécanique » de l’appareil. Évidemment, c’est provocateur car la vision n’est jamais vraiment objective, mais doit toujours quelque chose à un regard subjectif.
Dans ce contexte, et avec pour objet la Normandie – une région connue dans le monde entier à travers le regard de ces peintres impressionnistes -, je voudrais proposer une autre vision, comme antithétique à celle avec laquelle on a l’habitude de la penser.
Stefano De Luigi

Carolle Benitah – La Courbe du Bonheur
Je ne connaissais pas Deauville avant d’être invitée par le festival Planches contact. Toutes les images de cette ville que j’avais en tête étaient véhiculées par la presse et le cinéma.
Ma surprise est d’autant plus grande en découvrant la ville un mois d’hiver, froid mais ensoleillé.
Je découvre les lieux mythiques qui font sa réputation : les planches, l’hôtel Le Normandy, la plage, la mairie, le casino, les boutiques de luxe. La ville est coquette, propre, garnie de fleurs multicolores et de maisons cossues.
J’ai l’impression de me promener dans un espace parallèle, loin de la réalité du monde, de la crise sanitaire et ses conséquences qui ont marqué nos vies ces deux dernières années.
Je suis séduite par l’architecture, par les belles demeures et leur grand nombre. Deauville a été construit par les nantis et les maisons encore debout en témoignent.
Ma démarche artistique consiste à me pencher sur des archives photographiques, qu’elles soient personnelles ou anonymes, pour interroger le passé et déboucher sur des histoires plus ouvertes, plus universelles : celles de la Famille, de la mémoire, la perte et le deuil, tout en interrogeant le médium photographique. J’interviens plastiquement à l’aide de médiums tels que la broderie, l’écriture, le dessin ou encore la feuille d’or afin de donner un sens différent aux images.
Je me suis intéressée aux archives de la ville de Deauville, sur les représentations de l’architecture au début du XXéme siècle, ces bâtisses construites pour durer et abriter les privilégiés.
Je ne peux m’empêcher de penser, en passant devant ces maisons imposantes, que ces murs épais préserveraient leurs habitants de l’âpreté de la vie, qu’ici tout respire le calme, le luxe et la volupté.
J’ai l’impression que les lois de l’économie ne s’appliquent pas à ce monde parallèle et que ce dernier est insensible aux fluctuations du monde.
J’ai décidé de faire se croiser « les courbes du bonheur » et les photographies de ses demeures. Ces courbes étudiées par des Observatoires du bien-être ont été mises en place pour étudier la relation entre éducation, santé et bien-être, l’impact des relations avec ses pairs sur le bien-être, et la relation avec le travail, la croissance, l’âge, le genre et les régions.
Les cartes postales choisies offrent des mises en scène du bonheur des habitants et c’est une intervention poétique et colorée qui renforce l’idée du bonheur
– Carolle Bénitah

Vernissage mardi 9 mars à partir de 18h

Dates

7 Mars 2023 10 h 00 min - 25 Mars 2023 18 h 00 min(GMT-11:00)

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