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L'Invité·e Le photographe Corentin Fohlen est notre invité ! La Rédaction21 juin 2021 Partager Partager Temps de lecture estimé : 7minsPour cette nouvelle semaine dans 9 Lives magazine, nous accueillons le trublions Corentin Fohlen. Sa série « Mon oncle (…est un génie) » est actuellement présentée dans le cadre du festival L’Œil Urbain à Corbeil-Essonnes, visible jusqu’au 4 juillet prochain. Cette semaine sera l’occasion, pour notre invité, d’autopsier le métier de photojournaliste mais aussi de nous dévoiler sa récente série… Corentin Fohlen né subitement et sans raison apparente en 1981 à Quimper. Sans pour autant naitre breton, il suit ses parents par monts et par vaux et découvre les prémices du plaisir du voyage en vivant 3 ans à Tahiti. Quelques années plus tard son amour inconditionnel pour Haïti viendra peut être d’un problème d’orthophonie. Tout petit déjà l’image fit parti de son environnement. Il sut voir avant de lire, et la Bande Dessinée participa à son éducation. Adolescent il gribouille des caricatures sur les pages de ses cahiers et ne parvient ainsi pas à retenir le théorème de Pythagore. Malgré cela il obtient son bac avec 20/20 en art plastique ! Passe alors trois années à Bruxelles en école d’illustration et BD. Il en sort fou passionné pour la photographie. Allez comprendre… Installé à Paris, il vit sous les toits chichement comme le veut la tradition des jeunes artistes en herbe. Alternant boulot alimentaire à la Fnac Service (où il en profite pour passer toutes ses pelloches à développer gratuitement et en vole un certain nombre afin de pouvoir continuer sa passion (ça reste entre nous…) il finit par démissionner et quitter son logement pour s’installer deux semaines entre deux étagères de diapositives dans les couloirs des locaux de l’agence Wostok Press. Agence photos qui le diffuse et lui permet ainsi de débuter dans l’univers du photojournalisme. A cette époque il baigne dans le fantasme de l’image d’Epinal des reporters durant la guerre du Vietnam. La réalité est tout autre: il couvre alors manifestations de sans-papier, conférence de presse d’un obscur secrétaire d’Etat, meetings politiques… Courant les rues de Paris, il apprend le métier dans une boulimie énergique incontrôlable. Puis viennent les premiers voyages, premiers conflits, premières commandes, premiers prix, premières expos, premiers livres… Une passion pour Haïti débute en 2010 à la découverte des conséquences du séisme. Au delà de l’horreur de la catastrophe, il découvre le drame d’un pays raconté par le seul prisme de la misère et la violence. Premières réflexions sur la perversion de la sur-médiatisation et remise en question de son travail de photojournaliste. Il s’engage dans un travail documentaire de fond pour explorer une autre facette du pays et donner à voir la face cachée de ce bout d’île. Insatisfait chronique, instinctif dans la vie mais laborieux compositeur dans ses images, adepte de l’absurde et de la délicate provocation – notamment dans des séries plus artistiquement foutraque comme « Lardon 1er » ou « Mon Oncle » (publiés aux éditions PhotoPaper) et surtout dans le duo EPECTASE réalisé un temps avec le réalisateur Jérôme Clément Wilz – mais néanmoins engagées comme tout l’ensemble de son travail. Depuis il gagne sa vie en répondant à des interviews chèrement monnayées telle que celle de 9 Lives magazine qui lui assure ainsi une rentabilité sur le long terme. Le portrait chinois de Corentin Fohlen Si j’étais une œuvre d’art : « La Liberté guidant le peuple » d’Eugène Delacroix. Tout est là: la composition, l’engagement, la liberté, le féminisme, la révolte, la vie, la mort… Si j’étais un musée ou une galerie : le Musée des photos que l’on a pas réussi à faire. Celles qui vous ont échappé pour mille raisons. Les plus fortes très certainement. Une sorte de musée de la frustration des photographes ! La collection serait immense, mais une vraie niche pour y trouver des perles. Si j’étais un (autre) artiste : Jimi Hendrix. Rien à faire, depuis mon adolescence je reste subjugué par le charisme de ce génie de la guitare et de la scène. Je ne suis pas fan, j’aurai juste rêvé être lui. En toute modestie bien évidemment. Si j’étais un livre : j’aurai pu choisir un ouvrage d’un intellectuel Finlandais ou Guatémaltèque hyper classe pour faire genre-je-me-la-pète-je-lis-des-sacrés-bouquins-que-personne-n’a-lu, mais en fait je vais rester sur un genre littéraire: la Biographie. Rien ne me passionne plus que la vie des gens. Le début de la définition d’un journaliste je crois. Si j’étais un film : Apocalypse now. Pour la musique, le thème de la guerre du Vietnam, la folie si bien décrite des Hommes, les plans de dingues et les dialogues devenus mythiques. Si j’étais un morceau de musique : Interstellar Overdrive des Pink Floyd. LA base de la musique psychédélique. Brute, acide, violente, douce, saturée, improvisée…. Si j’étais un photo accrochée sur un mur : la photo présidentielle accrochée dans tous les bâtiments administratifs de France. Cela voudra dire que j’ai réussi soit comme photographe, soit comme homme politique, ou qu’au contraire j’ai raté ma carrière pour en arriver là … mais au moins je pourrais écouter les dessous de la politique ! Si j’étais une citation : « Tout vrai regard est un désir » de Alfred de Musset. (Bon comme tout le monde j’ai tapé dans Google « citations célèbres » afin d’en trouver une qui claque. ) Si j’étais un sentiment : la Liberté. Il n’y a pas plus beau sentiment que de se sentir réellement libre. Et j’admire ceux qui se battent pour Si j’étais un objet : Un agenda. Rempli de préférence. Je déteste m’ennuyer Si j’étais une expo : Le catalogue d’expo ! Je préfère toujours le catalogue d’une exposition à l’exposition photo elle-même. L’essence même d’une photographie est d’être publiée en livre, magazine, affiche, tract, réseaux sociaux… Dans une expo, je reste toujours deux fois plus de temps dans la librairie disponible en fin de parcours, que dans les salles d’expo elles-mêmes. Souvent l’exposition met la photo, le photographe et le spectateur dans le formol. Je n’ai jamais compris le silence monacale que l’on trouve dans les galeries ou les musées. Quelle déprime ! Le livre, lui, fait vivre les images. Il leur rend leur âme ! (le mec n’exagère à peine…) (donc là je me mets une partie de la profession à dos, mon galeriste en premier. …Didier je t’aime ! Pardon …) Si j’étais un lieu d’inspiration : le métro. Durant mes premières années parisiennes, je faisais tout en métro. Cela me manque car j’en profitais pour y photographier le quotidien. C’est une formidable école d’apprentissage de la photographie et du rapport aux autres : sortir son appareil, le diriger vers une personne à quelques centimètres ou mètres de lui, déclencher. Rapidité, efficacité, discrétion. Si j’étais un breuvage : le rhum haïtien Boukman. C’est un ami qui l’a créé. La bouteille est un chef d’oeuvre, le nectar est un délice. Si j’étais un héros : le Chevalier Blanc ( dans le film « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine »). Gérard Lanvin y est ridicule … comme tous les héros Si j’étais un vêtement : la nudité CARTES BLANCHES DE NOTRE INVITÉ • Carte blanche à Corentin Fohlen : Le rôle de l’engagement (mardi 22 juin 2021) • Carte blanche à Corentin Fohlen : L’avenir du métier de photojournaliste (mercredi 23 juin 2021) • Carte blanche à Corentin Fohlen : Le juteux business de la photographie (jeudi 24 juin 2021) • Carte blanche à Corentin Fohlen : Home street home (vendredi 26 juin 2021) INFORMATIONS PRATIQUES jeu27mai(mai 27)10 h 00 mindim04jul(jul 4)19 h 00 minL'Œil Urbain 2021 OrganisateurL'Oeil Urbain Détail de l'événementFrench Touch Après l’Afrique subsaharienne et ses infiniment lointains, voici venu le temps de l’infiniment proche. La thématique de cette 9e édition du Festival de l’OEil Urbain est la France et Détail de l'événement French Touch Après l’Afrique subsaharienne et ses infiniment lointains, voici venu le temps de l’infiniment proche. La thématique de cette 9e édition du Festival de l’OEil Urbain est la France et ses territoires. Le contexte de la pandémie a ceci de particulier qu’il nous ouvre les yeux sur nos abords immédiats et nous invite à nous interroger sur ce qui fait la France. La France du photographe belge John Vink est celle du « terroir », populaire et rassurante, avec l’évocation du Tour de France ; Du Persan-Beaumont (Val d’Oise) de Denis Dailleux, en passant par le Nord de la France vu par Yohanne Lamoulère, les portraits et les histoires que les photographes racontent semblent évoluer dans un décor familier, pas si éloignés de nos périphéries urbaines. Et pourtant… Pourtant, que penser des silhouettes esquissées dans le Pays basque fantomatique et intimiste de Gabrielle Duplantier ? De la poésie sauvage et libertaire de Corentin Fohlen racontant son « Oncle », épris d’utopie ? Force est de constater que les photographes ont l’envie profonde de nous décentrer le regard vers le hors-champs, vers les figures à la marge, et de nous faire découvrir la France des invisibles. Cette France si proche que l’on ne sait plus la regarder ; celle du Corbeil-Essonnes de notre résident 2020 Yan Morvan, au plus près des habitants, ou celle, encore si brûlante d’actualité, de Gilles Favier — la photographie oir & blanc du film La Haine, c’est lui. Et pourtant, à y regarder de plus près justement, il existe en France des lointains, voire des zones absentes de nos géographies intérieures. Le photographe Christophe Gin nous propose ainsi une plongée au coeur de la Guyane hors des feux de l’actualité. En marge des lois de la République, le pays intérieur entièrement composé de forêts tropicales et de villages coupés du monde fait face au chômage, à la misère des populations autochtones. Les oubliés de la République, ce sont eux, au même titre que les « premiers de corvée » des zones périurbaines. Morgan Fache évoque quant à lui une autre France, celle de Mayotte, confrontée en 2018 à un conflit social de grande ampleur. Ce dernier a jeté sous les feux de l’actualité une lumière crue sur les inégalités criantes entre ce département français et la métropole. Ainsi encore de la série d’images d’Hugo Ribes prises sur l’île de La Réunion, dépeignant aux dires de son auteur des territoires cachés ou à la marge… Témoins d’un pays composite, bigarré et surprenant, les photographes choisissent de nous éloigner du pittoresque pour nous en dévoiler les territoires inconnus, y compris les fêlures et les aberrations. Si familière et pleine d’étrangeté, insolente et hirsute, la France de 2021 n’est pas comme nous l’avons fantasmée ; ni arbitre des élégances ni pays des droits de l’homme. Ce qui ne l’empêche pas d’être belle. L’OEil Urbain explore des thématiques liées aux nouvelles réalités urbaines. Ce festival photographique — dont la neuvième édition se tiendra du 27 mai au 4 juillet 2021 — est devenu un rendez-vous incontournable sur le territoire national. Une dizaine d’expositions — toutes accessibles à pied depuis la gare RER — sont déclinées sous forme de parcours photographique à travers plusieurs lieux de la ville, en intérieur (Commanderie Saint-Jean, Galerie d’art municipale, Médiathèque Chantemerle) comme en extérieur (parvis de l’Hôtel de Ville, square Crété, rue du Trou-Patrix, kiosque à musique, quartier des Tarterêts et Montconseil). Depuis la création du festival, un artiste résident est invité à livrer sa vision de Corbeil-Essonnes. Ce photographe restitue ensuite son travail lors d’une exposition qui lui est dédiée lors du festival de l’année suivante. Les expositions du festival photographique L’OEil Urbain sont toutes en entrée libre. – Yan Morvan, La fin d’un cycle – Résidence photographique à Corbeil-Essonnes – Denis Dailleux, Années 90, de mon village à Persan – Christophe Gin, Colonie – Yohanne Lamoulère, Nord – John Vink, Tour de France 1985 – Gilles Favier, Jusqu’ici tout va bien… 25 ans après le film La Haine – Gabrielle Duplantier, Pays basque – Morgan Fache, 101ème département – Hugo Ribes, Le Grand Chemin – Corentin Fohlen, Mon oncle (… est un génie) – Musée français de la Photographie, La vie en pages, Albums de famille, 1880-1980 Photo : Vincent Cassel, tournage La Haine © Gilles Favier Dates27 Mai 2021 10 h 00 min - 4 Juillet 2021 19 h 00 min(GMT-11:00) OrganisateurL'Oeil UrbainLearn More CalendrierGoogleCal A LIRE : Rencontre avec Corentin Fohlen à l’occasion de la sortie de son livre « Mon oncle est un génie » La Comète : Rencontre avec le photographe Corentin Fohlen Sortie du Livre « Haiti » de Corentin Fohlen KARNAVAL de Corentin Folhen, à la Galerie L’Angle Photographie, Hendaye Marque-page1
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