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L'Invité·e Carte blanche à Superpartners (SMITH / Piton) : Transgalactique La Rédaction20 janvier 2021 Partager Partager Temps de lecture estimé : 5minsPour leur deuxième carte blanche, notre duo d’invités Superpartners formé par Nadège Piton, commissaire & productrice indépendante et SMITH, artiste et chercheur revient sur leur expérience éditoriale livrée dans la revue-livre The Eyes. Un nouveau numéro explorant le thème Photographie, genre, transition… À cette occasion, ils souhaitent nous donner un petit aperçu à travers les travaux de Juliana Huxtable, Cassils et Sailor de La Jaquette. Nous consignons, en ce début d’année, un numéro spécial de la revue photographique The Eyes autour du thème « Photographie, genre, transition », à l’invitation de Véronique Prugnaud, Vincent Marcilhacy et Taous Dahmani. A l’heure où les identités de genre minoritaires (trans, genderqueer, non-binaires, agenres…) bénéficient d’une mise en lumière exponentielle à travers l’émergence de paroles et de narrations individuelles inédites dans le monde médiatique, trop peu de propositions ont été révélées au sein de la photographie contemporaine, alors même que les pratiques photographiques issues d’artistes concerné.es abondent, notamment sur les réseaux sociaux. Nous avons ainsi cherché à imaginer un parcours subjectif au sein d’une galaxie d’artistes qui oeuvrent, depuis leur rapport à leur corps, à l’expression de leur genre et à leurs expériences de transition, à transformer de l’intérieur les représentations de leurs identités. Nous avons donc naturellement privilégié des travaux d’artistes qui prennent ell.eux-mêmes en charge le récit visuel de leurs propres expériences et existences, auxquel·le·s la matérialité du genre s’est imposée avec acuité, et dont ils et elles contribuent à l’affranchissement, à travers des œuvres qui esquissent un panorama possible de ce que la photographie a fait à la question du (trans)genre, et inversement : Juliana Huxtable, Shu Lea Cheang, Cassils, Annie Sprinkle, Del laGrace Volcano, Parker Day, Kent Monkman, Yuki Kihara, Kama La Mackerel, Marcel Bascoulard, Laurence Philomène, Ron Athey, Genesis P-Orridge… Nous avons également invité le philosophe Paul B. Preciado, la critique d’art Elisabeth Lebovici et l’activiste Lalla Kowska-Régnier à partager, sous la forme d’entretiens et de cartes blanches, un regard sur ces pratiques. Cette proposition éditoriale tente ainsi d’appareiller le genre et la photographie depuis le spectre des identités transitives, mutantes, transgenres, queer, qui se sont construites en dehors, ou contre, ou à côté, ou parallèlement au système dominant qui fait coïncider arbitrairement le sexe attribué à la naissance, le genre, l’expression de genre, l’orientation sexuelle des individus, selon des normes binaires qui ne correspondent pas à la réalité vécue par beaucoup d’entre nous. Pour cette carte blanche, un aperçu de trois œuvres qui nous sont particulièrement chères : celles de Juliana Huxtable, Cassils, et Sailor de La Jaquette. Juliana Huxtable © Juliana Huxtable Née en 1987, l’artiste plasticienne et DJ Juliana Huxtable (New York) s’inspire de mythologies cosmiques et afrofuturistes pour imaginer un art de l’autoportrait qui compose des avatars extra-terrestres, où sa propre image s’hybride avec des créatures de tous ordres, de l’animal au digital, pour évoquer l’infinie fluidité de sa propre identité de genre qui se meut à la vitesse du défilement des pages, images, fictions de soi sur les réseaux sociaux. En référence amusée aux croyances de la Nuwaubian Nation dont les mythes stipulent une origine extraterrestre du peuple noir, Huxtable incarne une nouvelle figure d’alien, peignant son propre corps, intersexe et transgenre, de couleurs imaginaires, introduisant ainsi une représentation critique de son corps socialement perçu comme porteur d’une altérité radicale. Extrait revue The Eyes © Juliana Huxtable Cassils Extrait revue The Eyes © Cassils Autre mutant.e, l’artiste canadien.ne non-binaire Cassils (Los Angeles), né.e en 1975, explore, à travers des performances, des vidéos, des installations et des photographies, l’idée du corps comme sculpture sociale. En scénographiant et documentant les étonnantes métamorphoses de son propre corps, notamment à travers une pratique intense du body-building, Cassils contribue à défaire visuellement les frontières entre masculinité et féminité traditionnelles. La série que nous présentons, « Cuts » (2011-2013), documente en photographie une performance de 23 semaines au cours de laquelle l’artiste a pris 10 kg de muscles à travers un entraînement quotidien et un régime intensif, érigeant son propre corps en sculpture sociale, et actualisant l’idée de plasticité du corps trans refusant de se définir dans une appartenance à un genre. Sailor de la Jaquette © Sailor de la Jaquette Sailor de la Jaquette, photographe roubaisien basé à Marseille, photographie son quotidien au smartphone. Son travail fait écho pour nous à la vie des « amies de Place Blanche », pionnières transféminines immortalisées, dans les rues du 18ème, par le photographe Christer Stromhölm à la fin des années 50. Les quartiers populaires de Marseille ont remplacé un Pigalle gentrifié, et se dessine dans ses images la possibilité d’un mode de vie queer à l’opposé de ce que le néolibéralisme a fait aux identités marginales, où s’actualisent réellement les concepts d’antihétéropatriarcat, de solidarités intersectionnelles, d’autosuffisance, de piratage d’hormones, de refus du travail obligatoire, de cohabitation avec la nature et les autres espèces. Mais les violences policières sont toujours là, la communauté trans est toujours menacée par le sida, la précarité, les violences en tous genres notamment au sein des familles et de toutes les instances de l’État ; et cette identité appelle parfois à composer de nouveaux modes de vie qui laissent une large place au care. Extrait revue The Eyes © Sailor de la Jaquette TRANSGALACTIQUE est notamment disponible dans une édition spéciale une édition spéciale accompagnée d’un tirage en édition limitée : les recettes seront reversées au Fonds d’Action Sociale Trans de l’association Acceptess Transgenres, à destination des personnes trans en situation d’urgence sociale. https://theeyes.eu/shop/the-eyes-11-edition-speciale/ A LIRE : The Eyes #11 – Transgalactique : Une réflexion autour du genre en photographie Marque-page5
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