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Partager Partager EvénementsPhoto La Photographie vue par les femmes de la Maison Guerlain Dorothée Deliège La Rédaction23 août 2017 Temps de lecture estimé : 4minsLe 13 juillet dernier, nous vous présentions l’exposition photographique présentée à la Maison Guerlain. Cette année, Valérie Belin s’est vue offrir une « carte blanche » pour évoquer la marque sur le thème retenu « Les femmes vues par les femmes : Révélation ». Cette exposition est aussi un dialogue inattendu entre les femmes collaboratrices de la Maison Guerlain et les artistes exposées. Chacune d’entre celles, qui a accepté de se prêter au jeu, a sélectionné une image et en livre son « interprétation »: une double lecture fraiche et inédite qui donne une dimension personnelle et dénote d’une attention particulière de Guerlain pour l’image. Aujourd’hui, nous rencontrons Dorothée Deliège, responsable des partenariats. 9 lives : Vous avez participé au processus de sélection et avez visité les collections de la MEP. L’accompagnement de Jean-Luc Monterosso, sa connaissance et son empathie semble avoir été très structurant et rassurant pour créer cette exposition. Comment perceviez-vous, avant cette expérience, le médium photographique ? Dorothée Deliège : Depuis mon plus jeune âge, je suis éblouie par les photographies de mode signées Guy Bourdin, Helmut Newton, Richard Avedon ou encore Patrick Demarchelier, Mario Testino et Peter Lindbergh, des hommes qui ont envisagé et sublimé la femme & le vêtement sous toutes leurs coutures. Née dans les années 80 & baignée dans un univers en colorama, j’étais paradoxalement fascinée par les photographies en noir et blanc : les portraits de famille du début du 20ème siècle, les tirages argentiques de mes parents avant qu’ils ne le deviennent, mais aussi les œuvres de Robert Doisneau & de Man Ray que je collectionnais en impression papier. L’absence de couleur laisse davantage place à l’imagination tout en apportant une certaine dramaturgie et une dose de mystère : un cocktail idéal pour une enfant & une adolescente en recherche d’évasion ! 9 lives : Pour l’exposition, vous avez choisi une photographie de Shirin Neschat. Qu’est ce qui a motivé ce choix ? D. D. : Ce n’est peut-être pas un hasard, si la photo que j’ai sélectionnée est en noir et blanc et se découvre comme une énigme à travers ce visage de femme évoquant l’Orient et dont on ne perçoit que l’œil gauche et les prémisses d’une chevelure. Le mystère se poursuit: des vers écrits à l’encre en farsi et empruntés à la poétesse féministe Forough Farrokhzad s’enroulent autour de l’iris formant une spirale quasi hypnotique. Ces calligraphies rebelles viennent en fait tatouer une des rares parties du corps féminin dévoilées par le tchador. Le regard est perçant, expressif, ourlé de khôl noir profond. Est-il porteur de colère ou de désespoir? Sa force est telle que, même sans comprendre le farsi, on devine ce que cette femme – et à travers elle la photographe Shirin Neshat – souhaite nous livrer: au-delà du message, c’est un vrai manifeste, voire même une arme. Ne dit-on pas que le regard est le miroir de l’âme? 9 lives : Peut-on dire que cette image vous ressemble, souligne (ou atténue) un trait de votre personnalité ? D. D. : En devenant femme, puis mère, je me suis de plus en plus intéressée aux femmes orientales, à leur condition féminine, à leur conception de la féminité, à leurs codes esthétiques et à leurs secrets. Une rencontre marquante il y a plus de 10 ans avec une iranienne en exil – à l’instar de Shirin Neshat – en est certainement à l’origine. Leur approche de la beauté est singulière, synonyme d’un monde de plaisir et de volupté envoûtant, à l’image des « Contes des mille et une nuit ». Les prises de position – artistiques comme sociales – des jeunes générations sont admirables : elles osent et refusent toute forme de victimisation, souvent au péril de leurs vies. Leur approche féministe se construit via leur obstination sans pour autant qu’on leur donne la parole, une contestation silencieuse en quelque sorte. Ces femmes m’inspirent et je me sens bien immobile n’ayant pas eu à me battre pour mes droits civiques. Que ferais-je à leur place ? INFORMATIONS PRATIQUES Les femmes vues par les femmes Jusqu’au 27 août 2017 Maison Guerlain 68 Avenue des Champs Elysées 75008 Paris http://www.guerlain.com Marque-page0
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