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Partager Partager Temps de lecture estimé : 9minsPour cette nouvelle saison, Nathalie Herschdorfer, directrice de Photo Elysée, invite des artistes qui échappent à toute classification. Richard Mosse part du photojournalisme pour interroger la nature du medium à partir de captations infrarouges et d’une caméra multispectrale de son invention, Deborah Turbeville surtout identifiée comme une photographe de mode, invente un univers fictionnel qui est à l’opposé du glamour de la photographie de mode à partir d’expérimentations en chambre noire et de collages artisanaux, tandis que Virginie Otth mène toute une recherche sur le regard photographique à travers des jeux d’optique et d’échelle et la matérialité de la photographie. Chacun à leur manière participe à définir ce que représente la photographie pour Nathalie Herschdorfer comme elle nous le confie. Elle revient sur la genèse de ces ambitieux projets et leur caractère inédit. Portrait de Nathalie Herschdorfer © William Gammuto Les origines du projet de Deborah Turbeville Il faut remonter à l’exposition que j’avais organisée pour le Palais Galliera « 100 ans de photographie de mode » qui avait donné lieu au livre intitulé « Papier glacé ». L’exposition programmée par Olivier Saillard alors directeur, était conçue à partir des archives de Condé Nast, dont j’avais eu alors accès à New York, Paris, Londres et Milan, ce qui représentait 7 millions d’images. Une demande tout à fait inédite pour une commissaire extérieure à Condé Nast, la maison d’édition ayant compris l’intérêt patrimonial et la mise en valeur potentielle. J’ai passé 2 ans à faire des recherches. Deborah Turbeville, Photograph by Stephan Lupino © Stephan Lupino Quand la Collection MUUS a racheté le fonds de Deborah Turbeville en 2020, ils m’ont appelé en se référant à cette exposition qui avait eu un fort retentissement – itinérance dans 15 pays avec un livre traduit en 6 langues, en me sollicitant au départ pour une exposition consacrée à cette photographe de mode. A l’instar de ce que j’avais fait avec Condé Nast, j’ai laissé faire le hasard en parcourant peu à peu les archives de Deborah Turbeville. Deborah Turbeville. Sans titre Carol Cawthra Hopcraft Kenya, 1993 © Deborah Turbeville / MUUS Collection En termes de méthodologie, il m’a fallu trouver un angle au sein des 7 millions de photographies qui constituent les archives Condé Nast tout refusant de m’intéresser aux icônes mais en cherchant à montrer comment Condé Nast a gardé cette capacité à mettre en avant de nouveaux talents. Rappelons qu’Helmut Newton a travaillé pendant 40 ans pour cet éditeur, Irving Penn 60 ans, Richard Avedon une grande partie de sa carrière. J’ai alors orienté mon projet sur les premières années – les débuts de carrière des photographes de mode. En ouvrant ces boîtes, je suis tombée aussi sur les images de Deborah Turbeville sachant qu’à l’époque et contrairement à aujourd’hui, toute la production des photographes restait pour le magazine et était triée par dates de publication. Devant la fameuse série The Bath House de Deborah Turbeville, publiée dans le Vogue américain en 1975, j’ai réalisé qu’il s’agissait des débuts de sa carrière de photographe. Je lui avais demandé à l’époque l’autorisation de publier ses images et elle m’avait répondu qu’il était dommage que l’on ne parle que de ce corpus, ce qui m’avait frappé. Suite à l’invitation de la Collection MUUS, je me suis plongée dans les archives de Turbeville. En triant son travail, nous avons découvert la série Passeport, que j’ai placée au centre de l’exposition, des collages faits main tout à fait étonnants. Puis, en poursuivant les recherches dans les archives, j’ai compris que cet intérêt pour le collage ne se limitait pas à Passeport. Elle a mené ce travail avec ses propres archives photographiques durant 40 ans. L’univers de Deborah Turbeville est-il en corrélation avec sa vie ? Les personnages de Turbeville sont dans une sorte de mal être, d’isolement, l’ambiance est sombre, les lieux semblent abandonnés. J’avais l’impression d’avoir à faire à une personne assez isolée de la société, ce qui ne ressemblait pas à l’image que ses proches avaient d’elle. Elle a construit un univers fictif qui ne correspondait pas à son époque, elle nous plonge dans un temps révolu, dans un décor du début du siècle, de façon très cinématographique. Malgré cet univers brumeux qui caractérise ses images, elle a réussi à convaincre les magazines. Ce que je trouve aussi intéressant est son positionnement sur la figure et le regard féminin. Ses modèles ne sont pas des mannequins classiques mais des personnages de film. On est à mille lieux des corps glamour et sexuels que nous vendent les magazines de mode. Turbeville porte ainsi un regard féminin sur ses personnages. Cette notion de regard est aujourd’hui très actuelle même si cela a pris du temps pour comprendre que le regard masculin, auquel nous sommes tant habitué, n’est pas un regard neutre. Deborah Turbeville Giselle Cafe Tacuba Mexico City Mexico janvier 1992 © Deborah Turbeville / MUUS Collection Deborah Turbeville Sans titre Rhode Island 1976 © Deborah Turbeville / MUUS Collection La série « Unseen Versailles » a une place à part C’est par l’intermédiaire de Jackie Onassis que l’artiste a obtenu un accès privilégié au Château de Versailles. Elle y traque les fantômes. La découverte des cadres chinés et ceux du Mexique a été un émerveillement. Leur caractère artisanal est tout à fait exceptionnel. L’exposition va-t-elle voyager ? Le catalogue est une façon d’inscrire le travail de même que l’itinérance. Après Lausanne, l’exposition part à Huis Marseille à Amsterdam et nous espérons d’autres escales en Europe, dont la France, à laquelle l’artiste était très attachée même si elle reste pour beaucoup d’institutions, souvent cantonnée à la photo de mode. Mon intention est de la sortir des catégories. De plus, Deborah Turbeville n’a pas cherché à correspondre au goût de l’époque, ce qui était assez admirable. Virginie Otth : quels enjeux ? Virginie Otth. 01 Quotidiennetés, 2013-2023 © Virginie Otth J’essaie toujours de concevoir mes programmations avec des fils rouges, ce qui est assez évident entre Deborah et Virginie autour de cette matérialité et la fragilité du carton, un matériau pauvre. Virginie Otth réfléchit beaucoup au photographique comme le fait Deborah Turbeville. De nombreux liens se nouent entre les deux démarches comme ce questionnement autour du regard. Je connaissais son travail depuis de nombreuses années. Elle reste assez modeste comme Turbeville ne cherchant pas à pousser sa carrière. Son père est un grand artiste vidéaste, Jean Otth. Dans le monde de l’art contemporain cela a sans doute été un obstacle dont elle a dû s’affranchir. La carte blanche « L’un pour l’autre » En tant qu’enseignante, je suis sensible à cette idée que l’école permette de nombreux échanges, des moments privilégiés que les photographes ne retrouvent plus ensuite étant souvent isolés ou en concurrence les uns des autres. La question du collectif est rare. Je savais que Virginie était professeure, c’est pourquoi je lui ai proposé d’inviter ses étudiants mais elle a préféré convoquer des amis ou contacts liés à l’école, c’est-à-dire sa famille artistique. Cela correspondait bien à mon idée de départ. Richard Mosse Richard Mosse, capture tirée de Broken Spectre, Roraima, SIG aérien multispectral © Richard Mosse Richard Mosse capture tirée de Broken Spectre Roraima Spectre ultraviolet © Richard Mosse De même que Turbeville ne peut être enfermée dans la case photographie de mode, Richard Mosse ne peut l’être dans la case photojournaliste. Depuis ses débuts, il se revendique comme un artiste qui documente l’état du monde. Ce qui est intéressant est son passage de la photographie de guerre à la crise climatique. Un passage que je constate souvent à présent chez les photojournalistes, ces questions ayant pris le devant. Ses réflexions autour de l’image, des technologies et de la nature des images, le relie à la démarche de Deborah Turbeville qui a créé un travail autour du médium photographique. Evidemment il s’agit d’un tout autre langage chez Richard Mosse, d’une autre génération. Dernière question : Qu’est-ce que la photographie pour vous ? La photographie est une question de regard et de cadre. Ce qu’il y a dans le cadre est une façon de signifier aussi l’existence d’un hors champ. De plus, ce que l’on a mis dans ce rectangle n’est pas qu’une image brute. Il y a la composition mais il y a aussi, et les photographes le savent depuis le début, l’objet lui-même. Cet écran de 19 mètres de long chez Richard Mosse fait plonger le spectateur au cœur de la forêt amazonienne. Si la photographie m’intéresse autant, c’est parce qu’elle a des vies multiples, qu’elle voyage d’un support à l’autre. Les auteurs qui m’intéressent nous montrent que l’on ne peut pas enfermer la photographie. Il faut rappeler que si nous sommes aussi attirés par les images, c’est parce que nous sommes tous et toutes photographes et très éduqués à l’image avec un œil très exercé. Les travaux que nous exposons nous montrent que la photographie est une matière à explorer. La photographie va bien au-delà de la représentation. Sur papier, sur écran, monumental ou petite vignette, le médium n’a pas fini de nous surprendre ! A noter que l’appel à candidatures pour le Prix Elysée 2025 est ouvert du 10 novembre 2023 au 28 janvier 2024. Lauréate 2023 : La photographe américaine Debi Cornwall remporte le Prix Elysée 2023 pour son projet « Citoyens modèles ». Détails et modalités : Candidatures – Prix Elysée 2025 (prixelysee.ch) INFORMATIONS PRATIQUES Photo ElyséePl. de la Gare 17, 1003 Lausanne ven03nov(nov 3)10 h 00 min2024dim25fev(fev 25)18 h 00 minDeborah TurbevillePhotocollagePhoto Elysée, Pl. de la Gare 17, 1003 Lausanne Détail de l'événementL’œuvre de Deborah Turbeville (1932-2013) défie toute classification. La photographe américaine n’appartient à aucune école. Sa signature unique est reconnaissable depuis ses débuts dans les années 1970 : une certaine Détail de l'événement L’œuvre de Deborah Turbeville (1932-2013) défie toute classification. La photographe américaine n’appartient à aucune école. Sa signature unique est reconnaissable depuis ses débuts dans les années 1970 : une certaine intemporalité, une mélancolie et une patine émanent de ses photographies d’une beauté obsédante, réalisées sur quatre décennies. Cette rétrospective présentera les explorations photographiques de Turbeville, de la photographie de mode à ses œuvres très personnelles. L’objectif de l’exposition est de montrer comment l’œuvre de Turbeville, encore essentiellement inconnue, a suivi un parcours très spécifique, affirmant le travail manuel dans la réalisation des images. En mettant l’accent sur une grande variété de collages faits à la main sur quatre décennies, l’exposition offrira une nouvelle appréciation de la contribution de Turbeville à l’histoire de la photographie. PARTENAIRES Une exposition produite par Photo Elysée en collaboration avec MUUS Collection. L’exposition reçoit le généreux soutien de la Fondation Le Cèdre, de la Fondation BRU et du Photo Elysée Club. Dates3 Novembre 2023 10 h 00 min - 25 Février 2024 18 h 00 min(GMT-11:00) LieuPhoto ElyséePl. de la Gare 17, 1003 LausanneOther Events Photo Elysée Get Directions CalendrierGoogleCal Photo ElyséePl. de la Gare 17, 1003 Lausanne ven03nov(nov 3)10 h 00 min2024dim25fev(fev 25)18 h 00 minRichard MosseBroken SpectrePhoto Elysée, Pl. de la Gare 17, 1003 Lausanne Détail de l'événementRichard Mosse (Irlande, 1980) s’est fait connaître pour ses documentaires engagés qu’il présente souvent au moyen d’installations immersives et monumentales. Il est connu pour ses paysages en teintes rouges et roses Détail de l'événement Richard Mosse (Irlande, 1980) s’est fait connaître pour ses documentaires engagés qu’il présente souvent au moyen d’installations immersives et monumentales. Il est connu pour ses paysages en teintes rouges et roses de la série Infra (2010) qui présente la guerre civile en République démocratique du Congo. Plus récemment, il s’est intéressé aux flux migratoires qu’il capture à l’aide de caméras thermiques militaires (The Castle, 2017, Incoming, 2018). Résultat de trois années de tournage, Broken Spectre plonge au cœur de l’Amazonie brésilienne. A travers cette installation vidéo monumentale, Richard Mosse témoigne de l’effet dévastateur de la déforestation dans la forêt amazonienne. Jouant des échelles et des points de vue, l’artiste montre de façon saisissante l’ampleur et l’organisation de la destruction de l’environnement. Alternant vues aériennes et séquences tournées dans des zones reculées de la plus grande forêt tropicale du monde, Broken Spectre est un cri d’alarme sur la disparition de la forêt tropicale. Dates3 Novembre 2023 10 h 00 min - 25 Février 2024 18 h 00 min(GMT-11:00) LieuPhoto ElyséePl. de la Gare 17, 1003 LausanneOther Events Photo Elysée Get Directions CalendrierGoogleCal Photo ElyséePl. de la Gare 17, 1003 Lausanne ven03nov(nov 3)10 h 00 min2024dim25fev(fev 25)18 h 00 minMathieu Bernard-Reymond X La MuetteD'après RamuzPhoto Elysée, Pl. de la Gare 17, 1003 Lausanne Détail de l'événementDans une démarche d’exploration photographique, Mathieu Bernard-Reymond (France, 1976) a choisi d’associer des extraits d’écrits de C.-F. Ramuz à des outils d’intelligence artificielle génératives d’images. Dans D’après Ramuz, l’artiste propose de Détail de l'événement Dans une démarche d’exploration photographique, Mathieu Bernard-Reymond (France, 1976) a choisi d’associer des extraits d’écrits de C.-F. Ramuz à des outils d’intelligence artificielle génératives d’images. Dans D’après Ramuz, l’artiste propose de donner forme aux images mentales habituellement formées lors de la lecture d’un texte, les transformant graduellement en une réalité visuelle, un monde à soi. MATHIEU BERNARD-REYMOND Mathieu Bernard-Reymond est un photographe franco-suisse né à Gap (France) en 1976. Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Grenoble et de la Formation supérieure en photographie du CEPV de Vevey. Il a développé une pratique aux contours élargis par les technologies génératives et la manipulation des données. Situé dans la prolongation du restaurant Arcadia, le Signal L de Plateforme 10, est un dispositif qui offre aux artistes la possibilité d’éclairer notre portion de territoire, le Canton de Vaud, chacun à leur manière et à leur image. Plusieurs fois par année, un·e artiste est invité·e à venir y porter un regard croisé sur une institution ou événement romand afin d’élargir et de faire varier le champ d’action artistique de Plateforme 10, en allant au-delà des beaux-arts, du design ou de la photographie. Avec le soutien de la Fondation Leenards. UNE COLLABORATION AVEC LA MUETTE Le projet est réalisé en collaboration avec La Muette – espaces littéraires qui est un projet muséal dédié à C.F. Ramuz et à la littérature qui se déploie à partir du bureau de l’écrivain, dans sa maison familiale au cœur du vieux bourg de Pully. Dates3 Novembre 2023 10 h 00 min - 25 Février 2024 18 h 00 min(GMT-11:00) LieuPhoto ElyséePl. de la Gare 17, 1003 LausanneOther Events Photo Elysée Get Directions CalendrierGoogleCal Photo ElyséePl. de la Gare 17, 1003 Lausanne ven03nov(nov 3)10 h 00 min2024dim25fev(fev 25)18 h 00 minVirginie OtthUn lac dans l'œilPhoto Elysée, Pl. de la Gare 17, 1003 Lausanne Détail de l'événementFigure centrale de la photographie contemporaine à Lausanne, Virginie Otth (Suisse, 1971) présente quatre œuvres inédites, ainsi que son premier film. Cette exposition monographique réunit des travaux qui mêlent Détail de l'événement Figure centrale de la photographie contemporaine à Lausanne, Virginie Otth (Suisse, 1971) présente quatre œuvres inédites, ainsi que son premier film. Cette exposition monographique réunit des travaux qui mêlent les différents intérêts et les réflexions qui animent l’artiste depuis de nombreuses années, et qui s’interroge sur le rapport au monde fragmentaire, lacunaire, toujours renouvelé qu’offrent la photographie, mais aussi notre regard et notre perception. Une œuvre monumentale intitulée Multiple/désirs, qui fait son entrée dans la collection du musée, traite de la question de l’objet du désir féminin. Dans son œuvre Jardins, des images imprimées sur des cartons qui jalonnent l’espace d’exposition instaurent un lien avec le monde très concret de l’idée de la nature, de l’éphémère, voire de la précarité. PARTENAIRES Photo Elysée remercie Parmigiani Fleurier son partenaire horloger exclusif. Parmigiani Fleurier est partenaire exclusif du Prix Elysée. Dates3 Novembre 2023 10 h 00 min - 25 Février 2024 18 h 00 min(GMT-11:00) LieuPhoto ElyséePl. de la Gare 17, 1003 LausanneOther Events Photo Elysée Get Directions CalendrierGoogleCal Related Events L'un pour l'autre. Carte blanche à Virginie Otth 3 Novembre 2023 10 h 00 min - 25 Février 2024 18 h 00 min Photo ElyséePl. de la Gare 17, 1003 Lausanne ven03nov(nov 3)10 h 00 min2024dim25fev(fev 25)18 h 00 minL'un pour l'autre. Carte blanche à Virginie OtthUn lac dans l'œilPhoto Elysée, Pl. de la Gare 17, 1003 Lausanne Détail de l'événementEn parallèle à son exposition Un lac dans l’œil, Virginie Otth (Suisse, 1971) invite dix artistes rencontré·e·s à l’École de Photographie de Vevey (CEPV) au cours de ces vingt dernières Détail de l'événement En parallèle à son exposition Un lac dans l’œil, Virginie Otth (Suisse, 1971) invite dix artistes rencontré·e·s à l’École de Photographie de Vevey (CEPV) au cours de ces vingt dernières années. Aimant les échanges qu’elle a avec elleux sur l’image et sa perception, Virginie Otth leur propose de se réunir autour de deux nouvelles tirées du roman philosophique Monsieur Palomar d’Italo Calvino – « L’épée du soleil » et « le monde regarde le monde » – qui traitent de regards, d’illusions et de notre rapport au monde. PHOTOGRAPHES Thomas Annaheim Lambert Mathieu Bernard-Reymond David Gagnebin-de Bons Anne Golaz Shannon Guerrico Cécile Monnier Loan Nguyen Nicolas Savary Marie Taillefer Myriam Ziehli CRÉDITS Commissaire Virginie Otth Chargée de projet Florence Monney PARTENAIRES Photo Elysée remercie Parmigiani Fleurier son partenaire horloger exclusif. Parmigiani Fleurier est partenaire exclusif du Prix Elysée. Dates3 Novembre 2023 10 h 00 min - 25 Février 2024 18 h 00 min(GMT-11:00) LieuPhoto ElyséePl. de la Gare 17, 1003 LausanneOther Events Photo Elysée Get Directions CalendrierGoogleCal Related Events Virginie Otth 3 Novembre 2023 10 h 00 min - 25 Février 2024 18 h 00 min Photo Elysée Place de la Gare 17, 1003 Lausanne (elysee.ch) A découvrir également lors de votre visite : « Space is the new place » au mudac et « Immersion. Les origines » au MCBA. Billet 3 musées, 3 mois : Plateforme 10 – Le nouveau quartier des arts – Lausanne – Plateforme 10 A LIRE Nathalie Herschdorfer, Nouvelle directrice de Photo Elysée, est notre invitée de la semaine Marque-page0
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