Photo Brussels Festival : Renée Lorie, Schönfeld gallery, Rivoli : « I know that your luxury does not necessarily make the sun shine any brighter each day » 12 février 2026
Une nouvelle galerie engagée et féministe à Montpellier. Rencontre avec Naomi Pecqueux, co-Fondatrice du Réseau MIA 9 février 2026
MO.CO. : L’École des beaux-arts de Montpellier, une fabrique de talents au destin singulier, entre filiations et maillage dans toute la ville ! Interview Caroline Chabrand 20 février 2026
« Aden-Marseille, d’un port à l’autre », Interview Ann Blanchet, Co-commissaire de l’exposition, Conservatrice en chef du patrimoine au sein des Musées de Marseille 19 février 2026
Salon de Montrouge, 69ème : Interview Andrea Ponsini « Vers un Think Tank de l’émergence » 18 février 2026
Partager Partager OtherSide Rencontre avec Léa Dumayet, atelier Le Midi, Montreuil Marie-Elisabeth De La Fresnaye24 octobre 2017 Léa Dumayet est diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2014 (Félicitations). Un an plus tôt, elle réalise un échange à l’Ecole d’Arts Visuels de Parque Lage à Rio de Janeiro. Son travail a ensuite fait l’objet de nombreuses expositions, éphémères ou longuement installées, de Paris à Égine (Grèce) en passant par le Lot-et-Garonne, dans des appartements ou des galeries. Selon le temps et les espaces, Léa Dumayet est un caméléon voyageur. Entre rigidité et souplesse elle explore les tensions inhérentes à la matière à travers des sculptures, photographies, vidéos ou installations qu’elle performe. C’est un plaisir de la retrouver dans son atelier partagé à Montreuil à l’occasion des Portes Ouvertes, aux côtés de Morgane Porcheron, Tiphaine Calmettes, Gaetan Kohler, Celsian Langlois, Flora Langlois, Emmanuele Ravagnani, Paul Souviron et Pauline Toyer. 9 lives : Qu’est ce que l’atelier LE MIDI et comment fonctionne t-il ? Léa Dumayet : C’est un grand espace situé rue du Midi à Montreuil, suffisamment loin de Paris pour se concentrer au calme. Nous sommes sept artistes, aux pratiques diverses, dont un architecte et une designer. Les uns les autres nous nous enrichissons de nos connaissances. Chacun a son emplacement personnel pour se livrer à sa création, tout en étant proches pour partager un établi, une machine, un coin de mezzanine, un café… L’atelier Le Midi a récemment reçu le Prix François de Hatvany grâce aux Beaux-Arts de Paris. Cette bourse nous permettra d’équiper l’atelier, d’organiser plusieurs expositions, et nous projetons également de partir (en France ou ailleurs) pour travailler ensemble autour d’un matériau commun, comme une sorte de résidence, que nous créerons nous-mêmes. Ce serait une occasion de créer des oeuvres à plusieurs mains avec des points de vues complémentaires. 9 lives : Léa vous êtes diplômée des Beaux Arts de Paris, comment jugez vous ces années d’apprentissage et de construction personnelle ? L. D. : Parmi les artistes et les enseignants dont j’ai beaucoup appris : Emmanuel Saulnier, Patrick Tosani et Didier Semin. Emmanuel Saulnier, en tant qu’artiste et professeur d’atelier, a suivi l’évolution de ma démarche pendant cinq ans. Il a constamment remis en question mes sculptures et installations, avec humour et poigne. Il m’a offert une vision ouverte sur l’art. Patrick Tosani, aussi en tant qu’artiste et professeur d’atelier, m’a permis de vraiment regarder mes photographies, leur donner un statut, avec et face à la sculpture. Didier Semin, professeur d’histoire de l’art, m’a fait découvrir l’art brut, et surtout l’inframince de Duchamp. Ce qui a amplement modifié ma vison de l’art. De plus, il m’a accompagnée lors de mes recherches pour mon mémoire à propos de la déambulation autour des sculptures publiques. Par ailleurs, je suis partie en échange pendant six mois à l’Ecole d’Arts Visuels de Rio de Janeiro. Ce voyage fût un dépaysement nécessaire à ma pratique artistique, car un réel tournant s’est opéré lorsque j’ai compris en travaillant que je devais « écouter » les caractéristiques intrinsèques des matériaux, ne pas les contrer, mais les utiliser pour ce qu’ils sont. Ce voyage a été un moment révélateur, une façon de partir pour mieux revenir. À mon avis le mouvement – le déplacement – est indispensable pour avancer sur des nouveaux terrains de recherches. De retour à Paris, l’installation de mon diplôme était une preuve de mon apprentissage brésilien. 9 lives : Parlez moi de votre pratique et expérience récente » A l’étage » ? L. D. : L’exposition « À l’étage » était organisée par le collectif Madame Lupin dans un espace en travaux, encore inconnu au public. Nous étions quatre artistes amis, bien organisés et prêts pour accrocher nos pièces en seulement une journée. De façon empirique et instinctive nous avons monté cette exposition, qui a ensuite existé le temps d’un week-end. Cet exercice à mon avis était très réussi. En visitant cet endroit secret pour la première fois j’avais observé l’immense verrière et le dessin créé par les poutres dans l’espace. Je me suis imprégné du lieu pour répondre, de manière in situ, à ces particularités qui m’avaient attiré. Ainsi, j’ai pris le parti de suspendre, comme une cascade, un long tissu mirolège – matière ultra légère à la fois miroitante et translucide – et de le lester au sol avec des plaques de verres. Cette matière froissée, tendue et lisse à la fois épousait l’architecture du lieu. Les visiteurs pouvaient passer en dessous, voir à travers tout en voyant leur reflet. La sculpture Gré, juste à côté, est une voile de bateau, prise au vent. Elle tenait sur un angle pointu, en équilibre. Une forme courbement douce, mais violente. 9 lives : Comment jugez vous la scène émergente française et les défis lancés aux artistes tout juste diplômés ? L. D. : Je trouve que la scène émergente est métissée, prolifique et énergique. J’ai l’impression que de nombreux projets d’expositions alternatifs sont initiés par des jeunes artistes ou commissaires d’expositions très actifs. Des collectifs naissent de plus en plus. Je pense qu’il est toujours possible de montrer son travail si nous sommes inventifs et à la rencontre des autres. À mon avis le défi principal pour un jeune artiste – c’est ainsi que je le vis moi-même en ce moment – est de ne pas attendre qu’on vienne le chercher, mais au contraire de créer son propre événement. Seulement, il est vraiment difficile d’en vivre… 9 lives : Quels sont vos objectifs à moyen terme ? L. D. : Partir en résidence dans un autre pays, utiliser des nouveaux matériaux dans ma pratique, prendre des risques qui bousculent mes habitudes, exposer dans des endroits très différents, organiser des expositions collectives et immersives, danser à travers mes installations, étonner et même faire peur aux spectateurs. Oui tout ça ! Site de l’artiste : http://leadumayet.com/ Visite organisée pour l’association Artaïs pour laquelle je m’implique comme chargée de mission. Marque-page0
Interview Art Contemporain MO.CO. : L’École des beaux-arts de Montpellier, une fabrique de talents au destin singulier, entre filiations et maillage dans toute la ville ! Interview Caroline Chabrand Intrinsèquement liée à la Ville de Montpellier et au musée Fabre, l’École des beaux-arts n’avait jamais fait l’objet d’une exposition en tant ...
Interview Art Contemporain « Aden-Marseille, d’un port à l’autre », Interview Ann Blanchet, Co-commissaire de l’exposition, Conservatrice en chef du patrimoine au sein des Musées de Marseille Des échanges diplomatiques et commerciaux entre les ports d’Aden et de Marseille sont réactivés à la Vieille Charité à travers la remarquable exposition Aden-Marseille, ...
Evénements Erik Kessels collectionne les histoires ordinaires à la Galerie du jour agnès b Avec As Far as You Can See, la Galerie du Jour présente la première rétrospective en France consacrée aux publications d’Erik Kessels. ...
Interview Art Contemporain Salon de Montrouge, 69ème : Interview Andrea Ponsini « Vers un Think Tank de l’émergence »
Interview Art Contemporain Rencontre Elene Shatberashvili « QUATRE » La Verrière, Fondation d’entreprise Hermès, Bruxelles
Photo Brussels Festival : Renée Lorie, Schönfeld gallery, Rivoli : « I know that your luxury does not necessarily make the sun shine any brighter each day » 12 février 2026
Une nouvelle galerie engagée et féministe à Montpellier. Rencontre avec Naomi Pecqueux, co-Fondatrice du Réseau MIA 9 février 2026
MO.CO. : L’École des beaux-arts de Montpellier, une fabrique de talents au destin singulier, entre filiations et maillage dans toute la ville ! Interview Caroline Chabrand 20 février 2026
« Aden-Marseille, d’un port à l’autre », Interview Ann Blanchet, Co-commissaire de l’exposition, Conservatrice en chef du patrimoine au sein des Musées de Marseille 19 février 2026
Salon de Montrouge, 69ème : Interview Andrea Ponsini « Vers un Think Tank de l’émergence » 18 février 2026